Et si l’empathie était la compétence clé de la performance ?

By 7 février 2017À la une, Psychologie Positive

La compétence clé d’un bon leader n’est peut être pas celle que vous croyez. Une nouvelle recherche de DDI suggère que le leader qui mène des conversations efficaces et empathiques à plus de chance de performer. Les chercheurs en font même LA compétence clé du leader. A partir de 15000 évaluations de managers issus de 300 entreprises et 18 pays, 8 compétences interactionnelles sont identifiées (cf schéma ci-dessous). La question était de savoir laquelle d’entre elles a le plus d’impact sur les performances au travail mesurées à travers: la prise de décision, le coaching de son équipe, la capacité à l’engager et celle à planifier et organiser l’activité.

Autre illustration, le Global Empathy Index qui inclut notamment Microsoft, Facebook, Tesla Motor ou Alphabet (Google) montre que les 10 sociétés évaluées comme les plus « empathiques » génèrent 50% plus de résultats que les sociétés les plus basses dans l’indice. Même si l’évaluation de l’intelligence émotionnelle d’un manager par ses collaborateurs reste assez subjective, il n’empêche que ces leaders qui démontrent compassion et pardon obtiennent des taux de croissance supérieurs.

 

Empathie et implication

Devant la clarification, la capacité à encourager les échanges ou l’implication, c’est bien la qualité d’empathie qui ressort comme le driver majeur de la performance. Seuls 40% des participants furent jugés capables d’écoute et de réponses empathiques, contre 77% aptes à engager des discussions. La capacité à impliquer ses troupes apparaît juste après l’empathie comme levier clé de performance, en particulier (et sans surprise) dans la prise de décision et la planification. A ce titre, les pratiques de pleine conscience, qui se diffusent de plus en plus, aident les leaders à cultiver leur qualité d’empathie et de compassion.

L’empathie est « rentable » !

 

Cette recherche confirme celle menée par Google et par le cabinet KRW International  qui montre que les dirigeants les mieux évalués sur leurs traits de personnalité par leurs équipes obtiennent un rendement des actifs de 9,35% sur 2 ans, soit 5 fois plus que ceux les moins bien évalués sur cette même dimension (1,93%). Bien sûr, la plus belle empathie du monde d’un leader ne change pas grand chose au bas de ligne d’un compte d’exploitation si la stratégie et son exécution ne sont pas au rdv. De même, si ce leader fait preuve d’empathie dans une réunion décisive mais que les prochaines étapes ne sont pas claires ou acceptées, cette réunion sera défaillante.

En matière de leadership, point de vérité absolue. La règle de l’équilibre doit l’emporter entre compétences business, stratégiques, organisationnelles et humaines. Cette recherche de l’équilibre devrait inspirer les politiques de détection et d’accompagnement des futurs leaders dans les organisations.

Laurence,

IFLP

D’autres articles sur les liens entre pleine conscience et leadership: lien 1, lien 2, lien 3.

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