Pleine conscience et confiance: les clés d’un leadership positif

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Que nous naviguions dans une rue encombrée ou au fil de notre carrière, lorsque nous perdons la perspective, nous perdons notre ancrage et risquons de faiblir. Avoir du recul sur notre situation nécessite une conscience de soi; nous devons être conscients de qui nous sommes, comment nous sommes arrivés là, qui nous entoure et comment nos actions ont un impact sur ceux qui nous entourent.

Kevin Wijayawickrama, de Deloitte Advisory, garde ces concepts à l’esprit chaque jour. Kevin a deux casquettes: dirigeant du groupe de conseil de Deloitte dans l’ouest des États-Unis et responsable du groupe de soins et santé de Deloitte. Dans ces deux rôles, Kevin est responsable d’inspirer, de protéger et de développer plus de 5 000 professionnels. J’ai récemment eu la chance de lire une interview (en anglais) de Kevin pour comprendre ce qui le maintient sur la bonne voie et découvrir les conseils qu’il donne aux autres chefs d’entreprise.

Kevin a identifié trois approches qu’un leader positif peut adopter pour créer un climat de confiance avec son équipe, car sans confiance, rien d’autre ne compte. 1. Connais-toi toi-même. 2. Faites vos devoirs. 3. Lâchez le stress de la journée.

Que signifie la pleine conscience au travail ?

Kevin Wijayawickrama pense que la «pleine conscience» est un engagement humain déterminé. Vous devez prendre le temps de vous connaître, de connaître vos forces et vos faiblesses. Ensuite, vous devez réfléchir sur l’autre personne. Notre vie professionnelle est tellement occupée par des tâches et des initiatives que nous devons parfois nous rappeler en tant que dirigeants que nos collaborateurs ne sont pas de simples rouages qui font tourner le business. Ils vivent et respirent, ce sont des êtres humains qui ont des objectifs, des rêves, des peurs et des aspirations. Nous devons être conscients des personnes avec lesquelles nous travaillons afin de les traiter avec respect. Cela vous aidera, en tant que leader, à renforcer votre niveau de confiance.

Concrètement, lorsque vous rencontrez quelqu’un, essayez de lui faire sentir qu’il est littéralement la personne la plus importante au monde pour vous à ce moment-là. Faites de votre mieux pour accorder 100% de votre attention à celui qui se trouve devant vous. Sans chercher la perfection, si l’effort est là, cet effort est apprécié.

Comment accorder sa pleine attention à tout le monde?

Toujours selon Kevin, vous ne pouvez pas, et vous n’avez pas besoin de le faire. En tant que leader, vous devez influencer et toucher les plus proches de vous et avoir la certitude que l’exemple que vous donnez est transmis à travers les rangs. C’est pourquoi il est si important de créer le bon niveau de confiance. La confiance fonctionne de deux manières. Vous créez un niveau de confiance grâce à un comportement cohérent, confirmé au fil du temps. Lorsque votre équipe ressent cette confiance, vous pouvez lui faire confiance pour agir conformément aux comportements que vous avez modélisés.

Par exemple Deloitte a récemment mis en place une «Initiative de leadership Next Gen», qui implique les 10% des meilleurs partenaires du cabinet. En plus d’un programme de formation structuré et formel sur le leadership, nous assignons à chaque personne un coach et un psychologue. Ces deux professionnels aident ces hauts dirigeants à identifier leurs forces, leurs défis et leur potentiel. Encore une fois, tout cela contribue à une prise de conscience de soi accrue conduisant à une efficacité accrue.

Vous devez être conscient de ce qui est important pour vos collaborateurs. La meilleure façon de le faire est simplement de leur demander. Vous ne pouvez rien supposer; vous devez poser des questions ouvertes qui les obligent à vous donner des informations concrètes au lieu d’une réponse superficielle.

Par exemple, les éléments les plus jeunes de la population active sont intéressés par l’épanouissement. Il y a 20 ans, lorsqu’on entrait sur le marché du travail, on voulait juste un travail. Maintenant, les gens veulent savoir que leur travail compte pour eux et pour les autres. En tant que leader positif, vous devez apprendre à quel point cela compte pour chaque personne.

Comment «lâcher le stress de la journée» ?

C’est là que la perspective et la pleine conscience de soi entrent à nouveau en jeu. Aucun d’entre nous à lui seul ne va guérir le cancer, lutter contre le réchauffement climatique ou résoudre les grands problèmes politiques du jour. Mais chacun de nous peut régler les petits problèmes que nous avons devant nous en restant concentrés sur la seule chose importante pour nous, c’est-à-dire la personne avec qui nous sommes en réunion. Si je sais que mon rôle est simplement de relever le défi qui se présente à moi – de ne pas me laisser distraire – je laisse tomber les distractions. Je me concentre sur la présence à chaque instant de ma journée. C’est ce qui rend les réunions transformatrices.

La nature de la vie professionnelle évolue. La discussion autour de la machine à café fait partie du passé, car de plus en plus d’équipes fonctionnent à distance. Au lieu d’interagir sporadiquement avec les gens tout au long de la journée, nous sommes tous plus susceptibles de limiter nos interactions avec nos équipes aux rendez-vous programmés, souvent au téléphone. Cela signifie que ces conversations doivent être moins tactiques et plus stratégiques. Si je veux faire connaissance avec quelqu’un que je vois rarement en face à face, je dois redoubler d’efforts pour créer un climat de confiance et rendre ces conversations utiles. Nous devons parler moins de «ce qui est à l’agenda aujourd’hui?» Et plus encore de «ce qui vous permet de rester épanoui dans votre rôle?». C’est un défi de taille, mais le retour sur investissement est énorme. Si je vous parle de vos objectifs à long terme, les petites tracas du moment ne vous gênent pas.

Pensez-y quand vous rédigerez l’ordre du jour pour votre prochaine réunion.

Céline Simonnet Lafont – Guide du Bonheur au Travail